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30.9.11
1.7.11
30.6.11
L'Ylang ylang
L'Ylang ylang, arbre torturé, pour ses fleurs et l'huile qu'on en retire. Nosy Be, souvent surnommée l'île aux fleurs, regorge de plantations d'Ylang. Un Istomien, encore une fois, Dominique de son petit nom, nous fait partager une de ses journées de travail. Au menu, collecte de fleurs et distillation. On charge au moins 200 kg de fleurs dans la benne du pick up. On peut récolter tous les jours, ou presque, puisque l'arbre produit des fleurs toute l'année. Les pics d'humidité entrainent des pics de production. C'est pas la grosse saison en ce moment, mais ça tourne.
30.5.11
Un peu plus au Nord
Après discussions avec les autochtones, la baie du courrier nous semble un bon objectif pour la suite des pérégrinations, c'est la porte d'entrée vers l'archipel de Nosy Hara. Une bonne heure de piste nous amène jusqu'à Madiro Kitamby, lieu dit, accessoirement village de pêcheurs, avec quelques bungalows au milieu de la mangrove.
La piste longe la baie de Diego, parmi les 5 plus grandes du monde soit dit en passant, ou fut un temps (mais quand ?) on pouvait y faire entrer toute la flotte mondiale... La baie à une forme de trèfle, ce qui explique qu'on la voie régulièrement s'enfoncer dans les terres. Au-dessous, roulons dans un reste de mangrove asséchée, la baie ne doit pas être bien loin encore une fois...
En arrivant à la baie du courrier, on est content. C'est pas magnifique mais c'est calme, et nous pourrons nous adonner une fois de plus à des plaisirs nudistes... Depuis la côte on aperçoit l'archipel de Nosy Hara. C'est tentant d'embarquer sur un bateau... C'est chose faite le lendemain. Au programme, plongée maques tuba, navigation avec les dauphins, filet d'ango et sa marinade à l'ail... Un grand moment de bonheur simple.
On se pose sur une langue de sable, avec en ses bouts deux blocs rocheux et de chaque côté une crique translucide...
je ballade un coup, et explore la fonction rafale de l'appareil photo...27.5.11
Diego - le festival Zegny Zo
A Mampikony, passons un coup de fil à Thomas pour lui dire que nous arrivons le lendemain à Ambanja. Lui-même nous apprend qu'il part le lendemain à Diego-Suarez pour le festival Zegny Zo... Le programme est tentant, on met les bouchées doubles, poursuivons jusqu'à Antsohihy ou nous dormons, et rejoignons Thomas à Ambanja le lendemain midi. On arrive dans une oasis de verdure, très étonnant dans ce Nord Ouest globalement sec. Habitués aux reliefs doux et aux longs horizons depuis près de 600 kms, nous retrouvons les virages serrés propres aux reliefs accidentés, des vallées encaissées, de la plante verte à perte de vue, une rivière tous les 500 mètres... Ambanja est cernée de plantations de cacao, on les traverse très rapidement, devons être à Diego le soir même, mais devrions voir ça plus en détail à la redescente, puisque c'est le sésame pour Nosy Be, Nosy Komba, Nosy Tanikely, Nosy Iranja...
On arrive de nuit à Diego. Première soirée dédiée à faire connaissance avec nos nouveaux compagnons de route. Apero prolongé chez Renan, puis descente à la terrasse des voyageurs, boeuf en brochettes et en musique, on domine toute la ville du haut des 4 étages du bâtiment, ça faisait longtemps que j'avais pas pisser de si haut! On finit à la boîte noire, véritable antre des prostiputes de Diego. Plutôt impressionnant pour des fianarois comme nous. ça a l'air de marcher. 300 retraités français à Diego, pour 40 000 habitants, presque 1% de la population, sans compter les réunionnais qui viennent craquer leur RMI dans la luxure, et les classiques touristes libidineux que des années de frustration ont rendu éhontés et complètement désinhibés dans ce terrain de jeu du sexe pas cher... Il paraît que le phénomène explose! JFS aurait sans doute parlé d'une " dégradation des termes de l'échange". Malgré l'ambiance marché à zébu, la soirée est bonne.
Réveil difficile le samedi, on cherche désespérément une gargote qui fait de la purée,- à l'ail si possible, - en vain. On jubile quand même sur notre Hena Kisoa sy Tsaramaso, et du bon Ranomapanga...
Les festivités recommencent dans la soirée. Mon coup de coeur reste les marionnettes géantes, représentées notamment par la compagnie Zolo Be, et déjà vues à Tsihombe, pendant le Rebeke. On apprend qu'en fait il en existe 32 dans le monde (dont 3 à Mada), que le mouvement est d'initiative Sud-Africaine, et que les 32 se sont réunies là-bas pour la première fois pendant la dernière coupe du monde. On a la chance d'en voir une petite dizaine à Diego.
Ici, elles sont la plupart du temps au milieu de la rue et dansent avec la foule. Elles mesurent près de 5 mètres, sont supportées par un seul bonhomme, avec un système d'articulations assez complet. ça donne ça :
En gros le Zegny Zo est un festival d'arts de rue, qui regroupe clowns, musiciens, comédiens, peintres... Une autre belle performance du festival : un portraitiste qui a réalisé des dizaines de grimaces géantess et qui les expose sur les murs de toue la ville...
Et dans un autre style...
8.2.11
11.1.11
Salary
Finalement on retrouve une partie de la troupe Fianaroise à Mangily, Philippe est chaud bouillant pour remonter vers Morombe., par la côtière! On dit banco, Margot grimpe dans l'Hilux, et je trace devant avec le TTR. Effectivement c'est sableux, mou, très mou par endroit. La piste se résume à deux ornières de sable, dont il ne faut pas sortir sous peine de s'épingler aux épineux qui la bordent. Je tombe une fois quand même, surpris par un banc de sable "plus profond que le fond", je plante la roue avant et touche le sol au ralenti. Pas de bobo.
Il faut 3 petites heures pour arriver à Salary, et là c'est l'extase, l'eau est translucide, les dunes sont blanches, les pirogues ont de vraies voiles (pas en sacs de riz), le calamar est tendre à souhait, le sable est chaud mais point brulant.
On squatte chez Jean Louis, ses bungalows sont posés en haut d'une dune, on surplombe la plage. Pas un touriste à l'horizon, juste du sable et des pêcheurs. On voulait "du typique, de l'authentique" on est servi...
Il faut 3 petites heures pour arriver à Salary, et là c'est l'extase, l'eau est translucide, les dunes sont blanches, les pirogues ont de vraies voiles (pas en sacs de riz), le calamar est tendre à souhait, le sable est chaud mais point brulant.
On squatte chez Jean Louis, ses bungalows sont posés en haut d'une dune, on surplombe la plage. Pas un touriste à l'horizon, juste du sable et des pêcheurs. On voulait "du typique, de l'authentique" on est servi...





On est content, Margot est aux anges, restons des heures dans l'eau...


C'est l'occasion de faire une deuxième plongée, plus profonde, à 13 mètres cette fois. On évolue dans un dédale de coraux, je découvre un monde que je n'imaginais même pas, c'est l'éclate totale... .
Belles plantes
On décide donc de passer quelques jours de plus à Mangily, et reportons notre départ. Ambiance baignades, plongées, poissons grillés... C'est pas ce qu'on voulait, on cherchait plus d'isolement, plus d'aventures, des plages plus sauvages... mais c'est pas si mal. C'est même plutôt bonnard, on se repose, siestes et THB. On fait quelques sorties en mer, et notre baptème de plongée bouteille, sur le massif des roses, 1h30 sous l'eau, entre 5 et 7 mètres, le gros kif. Le massif corallien est superbe, bien que laminé par endroit par les ancres des pêcheurs et plongeurs, la quantité, et la diversité surtout, d'espèces animales est incroyable. Je vous passe les noms des poissons, je les connais pas.
On en profite aussi pour aller jeter un coup d'oeil à l'hotel solidaire de Belavenir, l'ONG pour laquelle bosse Margot. Esthétiquement plutôt réussi, un mélange de pierre blanche calcaire et de bois sombre, une multitudes d'espèces végétales endémiques replantées, quelques bananiers aussi, le tout à de la gueule, dommage que ce soit un hôtel "solidaire de luxe"... Cherchez l'erreur. Le projet reste cohérent malgré tout même s'il part un peu dans tous les sens. On jette un oeil au potager, à l'étable, à la zone d'agroforesterie. En gros, Belavenir entreprend la reforestation du corridor (entre 200 et 500 mètres de large à vue de nez) séparant le village de Mangily et la forêt séche, seuls les baobabs ont survécu aux coupes des villageois (qq aloés aussi, un peu de sisal, de rakety et des didieracées, mais rien de ligneux). Malgré le désastre écologique que cela représente, ça reste joli, et le vide végétal met en valeur les baobabs survivants, le jour tombe, c'est l'occasion d'une petite session photo :
On en profite aussi pour aller jeter un coup d'oeil à l'hotel solidaire de Belavenir, l'ONG pour laquelle bosse Margot. Esthétiquement plutôt réussi, un mélange de pierre blanche calcaire et de bois sombre, une multitudes d'espèces végétales endémiques replantées, quelques bananiers aussi, le tout à de la gueule, dommage que ce soit un hôtel "solidaire de luxe"... Cherchez l'erreur. Le projet reste cohérent malgré tout même s'il part un peu dans tous les sens. On jette un oeil au potager, à l'étable, à la zone d'agroforesterie. En gros, Belavenir entreprend la reforestation du corridor (entre 200 et 500 mètres de large à vue de nez) séparant le village de Mangily et la forêt séche, seuls les baobabs ont survécu aux coupes des villageois (qq aloés aussi, un peu de sisal, de rakety et des didieracées, mais rien de ligneux). Malgré le désastre écologique que cela représente, ça reste joli, et le vide végétal met en valeur les baobabs survivants, le jour tombe, c'est l'occasion d'une petite session photo :



17.9.10
Aloalos en pagaille sur la route d'Ampanihy
Le Rebeke touche à sa fin, demain je dois être à Ampanihy pour l'évaluation du CSA. On plie les gaules, les tentes en fait, on dit merci, au revoir, à une prochaine, et grimpons dans l'Hilux, direction le Nord Ouest, sachant qu'on reste dans le Sud Ouest. On le sait, la route est semée de tombeaux, on arrive en terre Mahafaly (ceux qui font les tabous), on aura donc droit à un festival d'Aloalos.
Le rite funéraire revêt une grande importance chez les malgaches, en tous cas dans le Sud de l'île, au Nord je ne sais pas. Les Mahafaly ne retournent pas leur morts, par contre ils construisent des putains de tombeaux énormes, symbole de prestige social post mortem. Il faut d'abord avoir suffisamment d'argent pour les matériaux, et puis réunir toute une foule pour construire l'édifice. C'est pas nouveau, mais plus t'es riche plus t'as un gros tombeau. Une autre pratique courante, à la mort d'un homme, est de tuer toutes ses têtes de zébus. D'abord ça sert de monnaie d'échange pour les matériaux, les Aloalos... on peut aussi en vendre quelques uns pour acheter du riz, du toky... pour la cérémonie, et après c'est l'orgie de viande! Tous les broussards alentours (selon bien sûr une imbrication de relations sociales complexes) peuvent venir se gaver de viande jusqu'à plus faim. On raconte que certaines Omby party durent jusqu'à six mois... Là pour le bonhomme, c'est la postérité assurée pendant des siècles et des siècles. De nos jours c'est plus soft, on ne tue que les femelles (ou les mâles, je ne suis plus sur), ce qui peut quand même faire un beau tas de viande.
Le rite funéraire revêt une grande importance chez les malgaches, en tous cas dans le Sud de l'île, au Nord je ne sais pas. Les Mahafaly ne retournent pas leur morts, par contre ils construisent des putains de tombeaux énormes, symbole de prestige social post mortem. Il faut d'abord avoir suffisamment d'argent pour les matériaux, et puis réunir toute une foule pour construire l'édifice. C'est pas nouveau, mais plus t'es riche plus t'as un gros tombeau. Une autre pratique courante, à la mort d'un homme, est de tuer toutes ses têtes de zébus. D'abord ça sert de monnaie d'échange pour les matériaux, les Aloalos... on peut aussi en vendre quelques uns pour acheter du riz, du toky... pour la cérémonie, et après c'est l'orgie de viande! Tous les broussards alentours (selon bien sûr une imbrication de relations sociales complexes) peuvent venir se gaver de viande jusqu'à plus faim. On raconte que certaines Omby party durent jusqu'à six mois... Là pour le bonhomme, c'est la postérité assurée pendant des siècles et des siècles. De nos jours c'est plus soft, on ne tue que les femelles (ou les mâles, je ne suis plus sur), ce qui peut quand même faire un beau tas de viande.
Tombeau Mahafaly, j'aime beaucoup le "Né le vers 1940"
Et les Aloalos dans tout ça ? sculptures de bois (le plus souvent du katrafay, une Méliacée, dont l'huile essentielle sert, entre autres, pour les massages musculaires, ça sent pas très bon, mais c'est rudement efficace, pour les grands sportifs. Sylvain , t'en veux ?), surmontées d'une figurine figurative, peintes et plantées dans les pierres superficielles du tombeau, à côté des cornes de zébus sacrifiés (les bucranes), également plantées sur le tombeau. Ces figurines représentent le plus souvent des scènes de la vie du défunt, et sont chargées de symbolisme. Bien sûr le thème du zébu est omniprésent, pas seulement parce que c'est bon, mais surtout à cause de la place du zébu dans ces sociétés d'éleveurs. C'est le troupeau qui conditionne pas mal de choses dans la vie d'une famille, c'est lui qui permet au défunt, à sa famille, et à ses dépendants (des bergers notamment) de subvenir à leurs besoins. D'ailleurs sans troupeau pas de dépendants, mais des dépendances... ça change tout! Sans troupeau pas de tombeau non plus. Certains tombeaux n'ont que des zébus, d'autres sont un peu plus funkys, comme celui d'en dessous :
20.8.10
Sarodrano : entre ciel et ocean

Sarodrano, quelques kilomètres au Sud de Tulear, une bande de sable de 2 kms de long, entre le canal du Mozambique et un semblant de mangrove. Univers de sable, coincé entre deux eaux. Un doux village de pêcheur, une dizaine de bungalows face à la mer... un petit weekend sympa entre 2 CSA !

Le matin, chacun va poser sa pêche face à l'horizon, comptant sur les marées pour l'emmener au large. La dame sur la photo du dessus en revient, grillée en flag'!
On trouve de l'eau douce à quelques mètres sous sable, étonnant !



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