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6.5.11

Résumé du Sud Est

Bon finalement je n'ai pas tenu mes promesses, pas d'autres posts sur Fort dauphin et sa région, c'est pas faute d'avoir de la matière, mais plutot par manque de temps depuis notre retour à Fianar'...
Pas mal de casse sur la moto, donc j'ai passé l'essentiel de ces 15 derniers jours à lui refaire une beauté : amortisseur arrière, frein arrière, porte bagage dessoudé en 3 points... plus les petits machins. La jante arrière explosée aussi, mais au remontage!

Donc Fort Dauphin, en qq mots. 5 jours de pluies sur 6 jours sur place. Il avait pas plu depuis 6 semaines. Ca a sérieusement limité nos escapades. On a usé le Carcassonne...

Découverte du Freedom, petit bar avec vue, du bon son, des beignets de thon, un tôlier sympa, et une bonne bande d'arrachés au comptoir. Margot a failli se prendre une THB (vide) en pleine tête, mais c'était pas mal, on y est retourné.

Le lac Vinanibe, pas mal aussi. Un lac salé plein de casiers à huitres. Un bon spot au niveau de l'embouchure. Le lac est sans cesse abreuvé par l'océan. Juste le temps de prendre un petit pique nique, et l'orage ous obligeait à quitter les lieux.

La réserve de Nahampoana, pas mal, quelques lémuriens, dont les grands blancs qui marchent en faisant des bonds de profil, les bras écartés. On y restés toute la journée, bloqués par la pluie (si si) sur une belle et humide terrasse en bois.

Evatraha, 3 heures de pirogue depuis Fort Dauphin, à pagayer sous la pluie, épique. Passage d'écluse. Grenouilles embarquées. Echouage dans un massif d'oreilles d'éléphants. Première éclaircie en début d'après midi, on grimpe sur la colline, surplombons Evatraha, cases de falafa, plantées au milieu de palmiers immenses. Derrière le canal et ses méandres, qui se jette dans l'océan. Au fond le soleil couchant dont qq rayons percent à travers les nuages. Lumière de taré.
Lendemain matin, il pleut encore, on enfile nos cirés intégraux (Sylvain > On a rentabilisé les Kway en une semaine, le 12 ans de Margot lui va a ravir...), direction Lokaro, une baie un peu plus au Nord. C'est grandiose, et le soleil revient. La baie est jonchée d'énormes blocs granitiques, les vagues viennent s'éclater dessus. On enlève nos combinaisons étanches. On reste qq heures à admirer le spectacle. puis repartons vers Evatraha, quelques criques sympas, on fait trempette.
A Evatraha on décide de laisser la pirogue pour revenir à pied par la côte. Le sable est dur (au début), on se fait doubler par des porteurs de Toka (40 Kg de rhum sur les épaules) ,le couteau entre les dents, qui trottinent gaiement. 20 Kms plus loin, Fort Dauphin. Journée radieuse. Je mange un gros coup de soleil. Dernière escale au Freedom, et lendemain retour vers le Nord, par la même route, mais avec escales différentes. On mettra 3 jours pour rejoindre tranquillement Fianarantsoa.

Je m'étends pas trop, je vais aller faire mon dernier réglage de frein arrière. Demain départ pour Tana. Margot (qui sa fait dorer la pilule à Mayotte sous prétexte de visa périssable) revient mardi, et on espère décoller mercredi pour Mahajunga.

8.4.11

Le début de l'aventure

C'est parti pour quelques mois de trip...
Arrivés à Fort Dauphin ce matin, après 3 jours de voyage sur la côte Est.

Ca commence par un jour 1 sous le signe quasi exclusif du bitume, de Fianar' à Farafangana, la classique, rien de bien méchant, Ifanadiana et Ranomafana sous le soleil, aubergines et magret de canard chez Loulou, qui nous dépanne d'un bidon, puis finish aux cocotiers de Farafangana.

Lever à l'aube le deuxième jour, Petit déjeuner chez Hanitra. Je fais mon boulet, un étirement mal controlé, et crac, j'éclate la vierge en porcelaine qui trônait derrière moi sur le mur... On roule tranquillement jusqu'à Vangaindrano, ou l'on découvre que le pain est bon, le café aussi, des odeurs de cannelle flottent dans l'air... Après Vangaindrano les choses sérieuses commencent. On attaque le premier bac, mais juste avant on tombe sur une série de tombeaux assez impressionnante... Des cornes de zébu, encore, sur lesquelles poussent des larves de je ne sais quoi...




On attend le premier bac à l'ombre, les décors sont magnifiques, on se croirait dans un western ambiance East coast!



Deux bacs seulement le deuxième jour, on s'éternise sur des collines vertes et déboisées, pas grand monde dans les parages, le contraste est étonnant après le Vatovavy Fitovinany où l'on passe un village tous les 5 kms. C'est plutôt bon, on commence à se sentir perdus au milieu de rien, et à prendre conscience que c'est le début d'un long périple. Les paysages sont grandioses, mais faudra attendre le retour pour les panoramas. qq images qd même, la qualité de compression est vraiment dégueu mais bon, c'est déjà ça...


On s'arrête à Sandravinany, village posé au niveau de l'estuaire de l'Isandra, ce qui permet pas mal de cultures irriguées et du maraîchage. Les eaux ont pas l'air trop saumâtre, en tous cas les gens ne s'en plaignent pas et ça se sent pas dans le café... Ballades entre les cases, retour de pêche au soleil couchant, Carcassonne sur la place du village, THB chaude, Misao langoustes...

Lever à l'aube le troisième jour aussi, on commence par la traversée de l'Isandra, les passeurs nous font le coup de la panne de gasoil, on décide d'être patients, ça marche, au bout d'une demi-heure le bac a du gasoil, sans qu'aucun bidon n'ait été versé dans le réservoir, l'opération du saint esprit... ce sera souvent le même scénario. On prend 8 bacs différents dans la journée, 4 à moteurs et 4 à l'huile de coude. Les rivières sont souvent énormes, réseau hydrographique qui en ferait pâlir plus d'un...



On s'enquille aussi pas mal de petites rivières à gué. Margot repère les endroits les moins profonds, faut pas se louper sinon on est bon pour finir à pied, en poussant la moto en prime...



On finira de nuit, escale à Mahatalaky, 40 bornes avant Fort Dauphin, les gars du pick up rencontrés sur le bac nous introduisent auprès du maire du bled, et nous trouvent une chambre, c'est royal.


Et ce matin, arrivée à Fort Dauphin sous le soleil. On squatte chez Anita. Une bonne douche, des crevettes à l'ail dans la baie des galions, et une bonne grosse pluie, qui nous dirige vers le cyber le plus proche...

15.2.11

La guigne

Janvier fut l'occasion d'établir mon record personnel de crevaisons.
3 début janvier entre la baie des assassins et Morombe,
2 fin janvier entre Manakara et Farafangana,

3 autres, début février, à Fianar', avec 3 véhicules différents, pas de bol quand même...

C'est aussi l'occasion de se rendre compte qu'on est jamais vraiment seul...


16h00, 15 minutes après avoir crevé, déjà 6 bonhommes, qui passaient par là, et qui s'arrêtent pour bavarder, filer un coup de main... chacun y va de son commentaire...

1 heure plus tard, c'est réparé, doit bien y avoir maintenant 30 personnes autour de la moto, beaucoup de gamins, chacun y va de son commentaire... ça commence à faire du bruit...



15.9.10

Fort Dauphin, première escale de cette boucle dans le grand Sud

Sur la RN 13, Peu avant Fort Dauphin.


Après 20h00 de pistes on arrive enfin à Fort Dauphin, Taolanaro de son vrai nom . On ne m’avait pas menti, ça envoie du lourd. La ville est cernée par des criques sableuses, et de vertes montagnes. A l’Est, la fameuse baie s’étend sur plus de 20 kilomètres. 20 000 mètres de plage… y a de quoi étendre de la serviette ! C’est plutôt plaisant de se retrouver ici après avoir bouffé de la poussière pendant 2 jours. Du vent, qui te rentre entre les dents. Du sable les fait grincer.

Cette arrivée a un air de vacances, c’est pas le cas, demain faut se remettre à la tâche, mais en attendant on se laisse rêver à un petit cocktail face à la mer, les yeux perdus dans l’horizon, le bob 51 vissé sur le crâne, les merguez sur le fatapeir…
60 000 habitants à Fort Dauphin, autant dire une petite ville, plutôt isolée (!), malgré son énorme port, qui en fait ne sert quasiment qu’à exporter de l’ilménite, extraite aux alentours. L’ilménite ? un minerai à haute valeur ajoutée, principalement utilisée pour composer des peintures et autres matériaux polymères. Une belle merde quoi ! N’empêche que grâce à QMM (société Canadienne je crois), y a plein de 4x4 dans les rues de Fort Dauphin et les prix de l’immobilier flambent...
Je reste 5 jours à Fort Dauphin, mais malheureusement je bosse comme un autiste, dans ma chambre d'hôtel, et je prends pas le temps d'aller explorer les environs, ni de me renseigner un peu plus sur la ville. Pas beaucoup de photos non plus. La baie bien sûr :




Enfin, la plus grande baie, y en a d'autres, plus jolise mais moins impressionnantes. Celle-ci est un peu crade, exutoire du café clope dirons nous...


Merde, lequel je prends ?