20.8.10

Partie de pêche en eaux Vezos (comprendre canal du Mozambique, au Sud)

Contrairement aux idées préconçues, tous les pêcheurs ne se lèvent pas à l'aurore, à Sarodrano c'est plutôt pépère. 11h30, on part  la pêche, en plein cagnard...

On rame un coup

On pose le filet

On s'écarte un peu, et on fait peur aux poissons, 
pour qu'ils se jettent tête baissée dans le filet

on remonte le filet, mais on gagne pas à tous les coups... Après 2h00 sur l'eau, on finit par choper un pauvre petit qu'avait rien demandé à personne. Il est pas gros, mais joli

Sarodrano : entre ciel et ocean


Sarodrano, quelques kilomètres au Sud de Tulear, une bande de sable de 2 kms de long, entre le canal du Mozambique et un semblant de mangrove. Univers de sable, coincé entre deux eaux. Un doux village de pêcheur, une dizaine de bungalows face à la mer... un petit weekend sympa entre 2 CSA !



Le matin, chacun va poser sa pêche face à l'horizon, comptant sur les marées pour l'emmener au large. La dame sur la photo du dessus en revient, grillée en flag'!


Mofo gasy et Mofo ball,
à base de farine de riz, trempé dans le café, c'est régalade

radeau de fortune en tortue, direction le Mozambique...

On trouve de l'eau douce à quelques mètres sous sable, étonnant !





18.8.10

Benenitra se réveille

Benenitra, bourgade perdue au sud du massif de l'Isalo, je n'y vais pas par hasard, on y trouve un CSA, qui marche pas trop mal... malgré l'isolement, les dahalos, les delestages...
Ambiance intimiste au petit matin, le café frémit au coin des rues, chacun mange ses mofo en enlevant ses crottes d'oeil, des gamins se réchauffent au soleil ou près d'un feu, les charettes font des allées et venues chargées de bidons d'eau, d'autres accourent pour le marché, des cochons s'enfuient pour ne pas finir en côtelettes... moi je profite de la lumière matinale pour immortaliser Benenitra







15.8.10

Chez le veto

le veto : qu'est-ce qui vous amène ?
moi : mon chien saigne de la bouche depuis hier
le veto : oui
moi : je crois qu'il a mangé de la mort aux rats, d'après la notice ça provoque des saignements
le veto : il a peut-être mangé un petit hérisson
moi : hum...

12.8.10

Quelques prénoms en vogue sur la grande île...

... pour les futurs parents en mal d'inspiration

  • Chez les filles :
Jeannedarc
Bovinne
Armandine


  • Côté mâle :
Maotsetoung
Beaubien
Saint florent
Jean de dieu
Nepomycène
Chrysostome
Lauréat
Giscard
Théobert
Brillant
Fidelet
Exellent
Jean-Courage
Babylas

22.7.10

Sur la route d'Ivohibe


Encore un grand moment de liberté, sur cette route d'Ivohibe. C'était pas gagné d'avance pourtant. Même pas sorti de Fianar', lundi matin, 7h00 à l'horloge, je crève, et en plus il pleut. Mais bon ça dure pas, a peine sorti de la cuvette fianaroise, que je sens l'air chaud et sec d'Ambalavao... mmm


RN7, le bonnet d'évêque au fond

Grosse portion de RN7 pour commencer, sur 200 bornes, jusqu'à Ihosy. J'ai le sourire jusqu'aux oreilles en arrivant à Ihosy, et pour la première fois je trouve un certain charme à cette ville poussièreuse. Peut être parce que cette fois je prends le temps de quitter la route principale, je rejoins Tsiory au bureau d'AROPA, et je me plais a découvrir l'ambiance rurale de Ihosy. La ville est pourtant assez grande, mais on s'y sent comme dans un village. D'énormes cactées arborescents. C'est ça qui me plait je crois, il y en a un peu partout des plus ou moins gros.


Ihosy

La piste qui mène à Ivohibe n'est pas degueu non plus. Je crois que c'est encore plus paumé qu'Ikalamavony. Cette fois on ne traverse aucune commune digne de ce nom, les 60 premiers kilomètres sont plutôt plats, sur une piste sableuse, rien à l'horizon, quasiment aucune culture (en plein mois de juillet, c'est franchement secos...), on aperçoit de temps en temps un petit troupeau de zebu, mais c'est quand même pas folichon.




Et puis vient la montagne d'Ivohibory, on la traverse, ça monte, et ça redescend. Entre les deux on fait une pause, et là c'est plus rassurant, les montagnes au loin sont vertes, on devine le massif de l'Andringitra au Nord. On a même droit à un petit crachin au sommet de la montagne... C'est pas non plus ambiance tropicale humide, mais si je devais faire pousser quelque chose, je me mettrai de ce côté de la montagne.


La montagne d'Ivohibory, sur le retour

A Ivohibe il a pas l'air de se passer grand chose. Plus de place chez les "ma soeur", je dors chez les "mon père". Je reste une journée pour évaluer le CSA, les résultats sont pas au rdv, le Coordo essaye de d'entuber son Copilo sur ses résultats. Seulement 2 demandes de paysans satisfaites depuis 6 mois d'activité. Va falloir se bouger un peu. C'est vrai que les "offreurs de services" se bousculent pas au portillon, mais quand même... J'ai parfois l'impression qu'isolement et glandouille vont de pair. En tous cas dans les CSA...


4.7.10

De la viande!


Guirlande viandue, Ikongo, Artère principale

Fianarantsoa, Boucherie de Bateravola

Du bon gros filet



Tana

11.4.10

L'oeil dans l'objectif

Quelques portraits Betsileos...

Autour d'Ikalamavony



A Nasandratrony, Village d'Ambatolahy (pierre levée)

31.3.10

La fille jaune

Ikalamavony, un peu plus loin vers l'Ouest, à 90 bornes de Fianar', il faut compter entre 3 et 8h00 de piste selon le moyen de locomotion...

C'est un peu le far west de la région Matsiatra Ambony. Le contraste est grand entre la Matsiatra et le district d'Ikalamavony. Premier point de divergence, et pas des moindres, la fameuse RN7 n'y passe pas. Il faut emprunter la RN 42, qui ressemble d'avantage à un chemin communal défoncé qu'à une route nationale, pour percer les secrets d'Ikalamavony... Du fait de son enclavement, le district est sous peuplé, la densité de population y est d'à peine 10 hab/Km2 (tandis qu'on compte 100 hab/Km2 dans le reste de la région pour une moyenne nationale à 30...).


un village de la commune rurale d'Ambatomainty (rocher noir)

Une parcelle de SRI, en mars, peu avant la récolte


Le potentiel agricole est énorme. Les montagnes de l'Est s'éteignent doucement pour former une énorme plaine, au pied du chef lieu de district. Un coin idéal pour l'apéro, le couchant embrase les collines environnantes, qui prennent des teintes jaunes, oranges, mauves... Magique!

Depuis la plaine d'Ikalamavony, en Juin 2009


Peu de "projets" interviennent sur la zone. Principal argument des bailleurs : "le district est autosuffisant en riz, donc les gens sont assez riches!". Faut le dire vite quand même... A mon avis c'est surtout l'isolement et l'insécurité prétendue (à cause des fameux Dahalo, on y reviendra) qui découragent les intervenants. Pourtant il y aurai de quoi faire, Seulement 2% du district est mis en culture, sûrement plus si on compte en SAU, mais ça reste faible. Les principales cultures sont le riz et l'oignon. Les terres non emblavées servent au pâturage des zébus, exploitation extensive, en force dans la zone. Les autorités ont tenté d'initier des politiques de migration vers Ikalamavony, mais ça n'a pas trop pris. Par exemple, une vingtaine de logements sociaux ont été construits dans le centre d'Ikalamavony, mais n'ont pas trouvé de locataires. Résultat : un bonhomme a racheté l'ensemble du lot pour transformer le tout en un "hôtel", le seul de la ville, et probablement du district...

J'y suis allé pour la première fois en juin 2009, en Pick-up, 5h00. J'ai eu l'occasion de faire mieux connaissance avec la vitre arrière, plusieurs bosses. J'en retiens une chose : éviter de dormir en voiture sur la RN 42.


Retour là-bas en mars 2010. Deux fois. En moto. Le premier voyage, avec Sylvain, fut épique, on a poussé la chansonnette jusqu'à Ambatomainty, commune perdue derrière Ikalamavony, à laquelle on accède en traversant plusieurs rivières, et en prenant un bac. Au menu, crevaison nocturne en pleine brousse, clavicule cassée (pas longtemps après la crevaison, et pas ma clavicule non plus d'ailleurs...), queue de cyclone... le tout s'est fini par une exfiltration en Hilux. Mémorable
.

Le second voyage, en solo, plus calme. Temps magnifique, j'ai enfin pris le temps de prendre des photos de la piste (celle de l'en tête du blog notamment), et de retrouver cette sensation grisante, seul sur deux roues, la piste est rouge, ouverte vers l'horizon, un vent de liberté me souffle dans les oreilles....

Sur la RN 42, en mars 2010

19.12.09

Un petit zonage régional, ça mange pas de pain



Au CROA on réfléchit, et pour bien réfléchir... on va se tenter encore une petite carte!

L'idée c'est de zoner notre région en fonction de ses caractéristiques physiques, pour mieux comprendre le système agricole, son potentiel, ses contraintes géographiques... et d'en déduire des stratégies d'intervention pour le FRDA (Fonds Régional de Développement Agricole). On va pas se jeter dans la gueule du déterminisme géographique hein, c'est juste un début. Il faudra bien sûr y intégrer d'autres composantes, humaines, techniques, infra structurelles, les jeux d'acteurs...


Je passe sur l'interprétation pointilleuse de la carte, mais c'est quand même utile, d'emblée on voit que ce sera plus facile de faire de l'élevage extensif dans l'Est, de même faut pas trop compter sur une production massive de miel à l'Ouest, on aurait plutôt envie d'appuyer des activités rizicoles ou autres grandes cultures...

Hormis ces considérations travaillistiques, ça donne aussi un bon aperçu du potentiel rando-touristique de la région (avis aux amateurs), on passe des forêts primaires de Ranomafana aux plaines dénudées d'Ikalamavony, en s'autorisant un petit saut du côté des rochers d'Ambalavao et de l'Andringitra... y a de quoi faire

Ou est Rakoto ?

A l'image du reste de l'île, on note de grandes disparités dans la répartition de la population régionale, globalement l'Ouest est sous peuplé, tandis que dans l'Est on atteint des densités de population records (rien a voir avec le Sud-Est asiatique quand même...).

Dans le cadre d'ateliers de réflexion sur le développement agricole régionale, avec les membres du CROA du FRDA (hum, faudrait que je pense à faire une table des sigles...) j'ai voulu adopter une porte d'entrée carto. Entre autres sujets, on a tenté de localiser les grands foyers de population, et les zones plutôt vides. ça donne ça :

On est pas si loin de la réalité. Si on prend les données du SIRSA et de la DRDR (Direction régionale du Développement Rural), on trouve ça :

Comme quoi, ça cogite dans les organes paritaires...

Logiquement, on retrouve plus de gens autour de la RN7, artère principale du Sud de l'île, qui va de Tana à Tuléar sur la côte Ouest, en passant par Antsirabe, Ambositra, Fianar', Ihosy...
Et puis à l'Ouest, y a personne, Ikalamavony (le district) nous attend, des plaines, des zébus, des rivières... Je tacherai de faire un petit topo sur Ikalamavony, j'adore!

C'est quand qu'on va où ?



Comme j'aime les cartes, et que c'est pas toujours facile d'y voir clair, je me suis tenté à un petit exercice de transposition des principaux axes de transports (routiers seulement, de toute façon les rivières sont peu voire pas du tout navigables).
J'ai enlevé les infrastructures, genre barrages, GCV... sinon c'est le bordel!

19.9.09

Où qu'on est ?

22 régions forment Madagascar, pour une centaine de districts.
Je suis basé en Haute Matsiatra (Matsiatra Ambony), du nom du grand fleuve régional.
Pendant ces six premiers mois au sein de l'Afdi j'interviens principalement ici, je tourne entre les 6 CSA des 6 districts de la région :